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A C T U A L I T É S
20e anniversaire
 

juillet 2026

Capsule n°7:
«Les crus: ces villages qui ont la cote»

juin 2026

Capsule n°6:
« Les millésimes: entre garde, rareté et diversité »

mai 2026

Capsule n°5:
« Millésimés vs non millésimés : trajectoires distinctes, évolution partagée »

avril 2026

Capsule n°4:
« Notre corpus : miroir d’une Champagne en pleine    mutation »

mars 2026

Capsule n°3:
« Ce que vingt ans de dégustations révèlent du    corpus »

février 2026

Capsule n°2:
« Le secret du dosage »
 

janvier 2026

Capsule n°1:
« Une aventure collective »

" Vingt ans déjà "


Février 2026: Capsule n°2
« Le secret du dosage »

Parmi les 281 champagnes dégustés au cours des vingt dernières années (hors doublons et autres vins effervescents), certaines dénominations se distinguent en fonction de la quantité de sucre ajoutée lors du dosage final, après le dégorgement, appelé « liqueur d’expédition », « liqueur de dosage » ou « dosage ». Ce sucre, issu de la canne ou de la betterave à sucre à racine blanche, permet d’ajuster l’équilibre entre vivacité et rondeur, révélant ainsi toute la subtilité du champagne.

Les champagnes dégustés se répartissent en trois principaux types de dosage :

Dans l’ensemble, 59 % des champagnes dégustés étaient des bruts, contre 20 % d’extra-bruts et 21 % de bruts nature. Toutefois ces proportions ont évolué :

Les bruts reculent donc de 40 points, tandis que les extra-bruts et les bruts nature progressent respectivement de 17 et 23 points.

Un exemple de notre corpus illustre ce basculement : Le Lahertes-Frères, Ultradition, dégusté en 2015 comme brut à 9 g/l, puis en 2025 comme extra-brut à 5,4 g/l.

Cette préférence croissante pour les champagnes peu ou non dosés s’explique en partie par le réchauffement climatique : des vendanges plus précoces donnent des raisins plus mûrs, dont l’équilibre se fait naturellement sans recours à la liqueur de dosage. Elle traduit également l’évolution des goûts vers des champagnes plus purs, moins sucrés et perçus comme plus sains.

Le terroir, amplifié par le climat, offre ainsi des vins plus expressifs, plus amples et d’une fraîcheur retrouvée : autant de qualités qui enchantent nos verres et nos palais.

 

Johanne Delisle
Johanne Delisle Chroniqueuse